Il l’a eue, enfin, sa guéguerre…. quel coût de vache
24/03/2011 19:38 par AVISEURINTERNATIONAL
24/03/11 – 09h25
PARIS (NOVOpress) – Nouvelle démonstration de l’impéritie du gouvernement Sarkozy dans sa prétendue volonté de lutte contre l’immigration clandestine : dans un avis rendu public mardi, le Conseil d’Etat a donné raison aux juges qui, faute d’une transposition par la France d’une directive européenne, remettent en liberté des étrangers en situation irrégulière menacés d’une reconduite à la frontière.
Le texte non transposé par la France est une directive du Parlement européen dite «retour» adopté le 16 décembre 2008. Ce texte, qui encadre les conditions du retour des étrangers, en situation irrégulière vers leur pays d’origine ou un autre pays de l’Union européenne, est extrêmement laxiste et beaucoup plus favorable aux clandestins que la législation française actuelle.
La France avait jusqu’au 24 décembre 2010 pour transposer mais elle n’a pas respecté ce délai, se retrouvant donc dans l’illégalité vis-à-vis des diktats de Bruxelles.
Et comme la règle européenne stipule qu’une directive non transposée dans les délais est directement applicable, les avocats des clandestins soulèvent ce moyen de droit pour obtenir l’annulation de centaines de décisions de reconduite à la frontière.
Un mécanisme juridique confirmé par l’avis du Conseil d’Etat et particulièrement inquiétant à l’heure où s’annoncent de nouvelles vagues d’immigration illégale en provenance de Libye et de Tunisie.
[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Il l’a eue, enfin, sa guéguerre….
Quel coût de vache….. !
(texte du 22/03/2011 revu au filtre du coût estimé après 4 jours de guerre)
Rien ne grandit plus un personnage que d’être à l’origine d’une guerre.
Il y a le mandat et il y a ce que l’on en fait.
Comme pour bien d’autres choses, il est, Lui, au dessus de tout, notre petit Kaporal de Bohême (ou presque) et il le démontre, avec la complicité bon enfant des parlementaires UMPS plus préoccupés de leurs avantages perso, de leur carrière et de leurs cumuls de titres, avantages, émoluments que du bien-être des Français, après avoir :
· Outrepassé la souveraineté du Peuple (Février 2008 / Mars 2005)
· Envoyé des troupes en Afghanistan, alors qu’il n’ avait pas encore le pouvoir de le faire (Juin 2008)
· Modifié la constitution à son seul avantage, et n’avoir pas respecté les principes républicains du vote du Congrès (Septembre 2008)
· Foulé aux pieds tous les acquis mis en place par le CNR (retraites, sécurité sociale, lois sociales,…)
Le voilà qu’il arrive à déclarer à lui tout seul, une guerre qui va nous foutre dans un merdier pas possible….
L’Histoire retiendra son grand nom.
Il n’avait pas mandat pour faire tirer les rafales (qui démontrent ainsi aux pays qui ont eu l’impudence de ne pas nous l’acheter, leur maniabilité. Papa Dassault peut se frotter les mains en rafale) sur la Libye. Il s’est ainsi exonéré des contraintes du mandat onusien.
L’Adolph-panzer ne s’est pas moins mal comporté en faisant la guerre sans l’avoir déclarée, mettant ainsi ses gens et son Peuple devant le fait accompli.
Mais que peut-on attendre de bien, d’un gugusse qui promet, candidat à une élection, de supprimer la discrimination faite depuis 2000 et 2004, vis-à-vis de la souffrance de 120 000 « Pupilles de la Nation de 39/45 » (sur 150 000 recensés encore en vie) et qui une fois élu s’ingénie à se dérober, une fois de plus à sa promesse, afin de na pas régler cette discrimination, au motif actuel « qu’il n’a pas d’argent en caisse pour régler le problème ».
Pour mémoire, nos parents en avaient encore moins pour aller se faire trouer la peau (maquis, résistance, fusillés comme otages, combats de la libération, ….).
Tout au plus il pourrait en se faisant prier, en traiter 3 à 5 000 en comptant plus que large, et il a fallut déjà attendre 4 ans pour qu’un tel dossier ne soit pas achevé et il ne semble vouloir s’achever !
Il se dérobe ainsi à son obligation électorale (comme il se dérobe à toutes les autres) et maintenant présidentielle de veiller à l’équité et à l’Egalité de reconnaissance de tous ses « enfants adoptés par la Nation » (même adultes, ceux de 2000 et 2004 l’étaient aussi) que sont les « Pupilles de la Nation de 39/45 »
Qui peut me dire aujourd’hui combien coûte une journée de guerre en Libye et combien au total va coûter la « BlitzKrieg» Franco-libyenne qu’il a ordonné comme un grand (il est vrai qu’il est généralissime en chef des armées et qu’il va pouvoir exercer avec zèle son sens de la stratégie et de la manipulation).
Mais quelle organisation officielle Française lui a donné l’autorisation de faire tirer… ? L’Assemblée Nationale, le Sénat, le référendum auprès des citoyens,…. l’association des locataires de Neuilly, le consistoire de Paris, le grand rabbinat, Monsignor André 23, Attac, l’un des nombreux micropartis de financement de l’ump…. ?
Au 24/04/2011 « l’Expansion’ chiffre ainsi
o 1 heure de vol = 10 à 13 000 € (hors carburant qui coutera plus cher compte tenu de la crise ainsi créée et hors engins lancés qui valent, pièce, entre 250 et 350 000 €)
o Au 4éme jour, 400 heures de vol au cours de 55 sorties ce qui donne 4,8 millions
o 1 heure d’intervention du porte-avion « Charles de Gaulle » (hors projectiles) = 50 000 €
o Prévision de la guerre de Libye = 150 à 250 millions sur un an
Une étude a été présentée aux gouvernants actuels pour régler définitivement le problème de la discrimination faite aux 120 000 « Pupilles de la Nation de 39/45 ».
Elle prévoyait 330 millions pour la première année, allant décrescendo ensuite.
Proposition écartée et refusée au motif « qu’il n’y a pas d’argent » (c’était en Mars 2009)
Et là en 4 jours on a réussi l’exploit d’envoyer en fumée ce qui aurait suffit pour une année de dette vis-à-vis des « Pupilles de la Nation », car l’Etat et la Nation ont une dette vis-à-vis d’eux.
Avant que de vouloir créer de nouveaux « Pupilles de la Nation », il faut peut-être, pour rester crédible, s’acquitter de tous les arriérés (mémoriels, moraux, psychologiques, matériels) vis-à-vis de ceux d’avant !!!
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/ce-que-coute-la-guerre-en-libye_251160.html
Au fait, est ce que les premiers rapatriés chez nous, classés dans la rubrique « dommages collatéraux », dans des caisses en bois, seront déclarés « Mort pour la France » (comme nos parents qui ont défendu le sol national en payant de leur vie le sens de l’Honneur de la France et « libérer leur pays de l’envahisseur »), alors que dans la réalité ils seront « morts sur ordre de la France », morts en esclaves d’un système et leurs enfants mineurs seront-ils déclarés « Pupilles de la Nation Libyenne » ?
Leurs enfants auront alors de sérieux soucis à se faire, pour et sur leurs vieux jours, comme leurs condisciples de souffrance de 39/45 (car on souffre toute une vie de « l’absence » lié au manque, quand parfois elle est plurielle et je sais de quoi je parle !).
Mais peut-être que la nation Libyenne sera alors plus généreuse et reconnaissante que la France !
Je dénonce ce qui vient de se passer sans la moindre « autorisation – légale » par le simple fait du prince, en Libye et le merdier dans lequel la France va se retrouver seule par la suite, y compris après le départ de notre Kaporal de bohême.
Voilà l’un des dangers de la modification de la constitution qui lui permet maintenant de déclarer, seul, la guerre (avant il fallait l’aval des parlementaires), avec seulement l’assentiment des présidents de l’Assemblée et du Sénat (tous deux aux ordres et on n’a pas entendu parler de leur accord !).
Relire l’article 35 de l’ancienne et de la nouvelle constitution
Kelly-Eric Guillon
« sous-Pupille de la Nation de 4éme catégorie de 39/45 »
Par la volonté des politiques (droite comme gauche), avec la complaisance complice des parlementaires et du monde, dit combattant et résistant
24/03/11 – 09h25
PARIS (NOVOpress) – Nouvelle démonstration de l’impéritie du gouvernement Sarkozy dans sa prétendue volonté de lutte contre l’immigration clandestine : dans un avis rendu public mardi, le Conseil d’Etat a donné raison aux juges qui, faute d’une transposition par la France d’une directive européenne, remettent en liberté des étrangers en situation irrégulière menacés d’une reconduite à la frontière.
Le texte non transposé par la France est une directive du Parlement européen dite «retour» adopté le 16 décembre 2008. Ce texte, qui encadre les conditions du retour des étrangers, en situation irrégulière vers leur pays d’origine ou un autre pays de l’Union européenne, est extrêmement laxiste et beaucoup plus favorable aux clandestins que la législation française actuelle.
La France avait jusqu’au 24 décembre 2010 pour transposer mais elle n’a pas respecté ce délai, se retrouvant donc dans l’illégalité vis-à-vis des diktats de Bruxelles.
Et comme la règle européenne stipule qu’une directive non transposée dans les délais est directement applicable, les avocats des clandestins soulèvent ce moyen de droit pour obtenir l’annulation de centaines de décisions de reconduite à la frontière.
Un mécanisme juridique confirmé par l’avis du Conseil d’Etat et particulièrement inquiétant à l’heure où s’annoncent de nouvelles vagues d’immigration illégale en provenance de Libye et de Tunisie.
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La divinité maya vendue au prix record de près de 3 millions d'euros lundi, à Paris, est-elle un faux? C'était la pièce majeure de la vente de la collection d'art précolombien de l'industriel suisse Henry Law, qui a rapporté 7,45 millions d'euros frais compris. L'Institut national d'anthropologie et d'histoire (Inah) du Mexique a affirmé mardi dans un communiqué diffusé sur son site Internet qu'il s'agit d'une «pièce de fabrication récente». «C'est totalement ridicule. Je confirme que cette pièce est parfaitement authentique , rétorque Jacques Blazy, l'expert en objets précolombiens qui, avec l'étude Binoche et Giquello, a préparé la vente. J'ai appris ces accusations en écoutant la radio. Mais on est habitué à la réaction agressive des autorités mexicaines. Le Mexique, mais aussi d'autres pays sud-américains et l'Égypte ont décidé depuis plusieurs années de contrer toute vente d'objets archéologiques originaires de leur territoire, soit en revendiquant leur propriété, soit en arguant qu'il s'agit de faux. Ces problèmes datent de 2003, quand l'Équateur a bloqué les ventes d'art précolombien organisées à Paris par Artcurial, Christie's et Tajan. Les pièces archéologiques sont le support d'une identité nationale dont l'ancienneté est brandie face à l'arrogance des prédateurs occidentaux.»
Le contexte attise la polémique: l'année du Mexique en France a été annulée juste avant son lancement et l'Unesco vient de célébrer à Paris ses 40 ans de lutte contre le trafic illicite de biens culturels provenant notamment du Mexique. Jacques Blazy se dit confiant. «La divinité maya est une pièce extrêmement connue que personne n'a jamais contestée, rappelle l'expert. Elle a même été exposée une dernière fois en 1998 au Musée Rath de Genève.» Lors de son inauguration, Rafael Tovar, président du Conseil national pour la culture et les arts du Mexique, s'était félicité «de la richesse des cultures léguées par le Mexique à l'humanité». La divinité contestée illustrait aussi l'affiche de l'exposition. Est-on certain qu'il s'agit de la même statuette? Henry Law l'avait acquise auprès de la galerie Mermoz, référence internationale mais contestée par des spécialistes. Selon Jacques Blazy, «la contre-expertise a été faite sur la base des photos prises lors de l'exposition publique qui a précédé la vente». L'acheteur, une grande entreprise européenne, n'a pas réagi officiellement. «Elle m'a dit que cela ne lui faisait ni chaud ni froid», selon le commissaire-priseur Jean-Claude Binoche.
http://www.lefigaro.fr/culture/2011/03/23/03004-20110323ARTFIG00787-polemique-autour-d-une-divinite-maya.php
Mots clés : Drogue, Cannabis, Criminalité, FRANCE
Par Jean-Marc Leclerc
Orléans (700 pieds), Dinan (1000 pieds), Strasbourg (600 pieds), mais aussi Nîmes, Montpellier ou La Courneuve (700 pieds), sans oublier les plus petites villes, à l'instar de Pamiers (Ariège) ou encore Château-Gontier, paisible commune de la Mayenne, où les forces de l'ordre ont mis la main sur plus d'un millier de plans bien gras de la meilleure marijuana. La culture indoor de l'herbe de cannabis dans des locaux commerciaux désaffectés, des entrepôts, des hangars, diffuse partout dans l'Hexagone. «Comme si le crime organisé avait décidé d'investir massivement dans de nouveaux outils de production plus proches des marchés de consommation», s'inquiète Étienne Apaire, patron de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).
À l'entendre, ce type de culture rayonne en cercles concentriques depuis les Pays-Bas, où les autorités se montreraient plus pugnaces, ces temps-ci, contre les trafiquants. Internet aide à diffuser les méthodes et le matériel. Et les réseaux s'étendent au fil des mois. «À la manière d'une franchise criminelle», explique le juge Apaire.
Pour le commissaire François Thierry, nouveau chef de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants à la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, «la lutte contre ce trafic en France devient une priorité parce que les organisations qui s'y livrent figurent parmi les plus dangereuses qui soient». Ce policier issu du terrain connaît l'adversaire. Durant des années, il a été le chef discret du Service interministériel d'assistance technique (Siat), cette structure très spéciale qui forme les agents infiltrés dans les réseaux du grand banditisme et du terrorisme.
L'affaire de La Courneuve, révélée le mois dernier, a fait l'effet d'un électrochoc. «Pour la première fois en France, ce type de trafic s'est révélé adossé à un vaste réseau de traite des êtres humains», note le commissaire Lucas Philippe, chef de la division du renseignement à l'Office des stups. Tout repose sur un calcul cynique: la pègre paie le voyage à des immigrés, venus en l'occurrence du Vietnam, et ceux-ci, tels des esclaves, remboursent leurs «bienfaiteurs» en travaillant comme «jardiniers» dans leurs entrepôts, où la drogue pousse sous lumière artificielle. Un système calqué sur celui des ateliers de couture clandestins. Parfois les «jardiniers» sont armés, pour leur propre sécurité. «Dans ce milieu, explique le commissaire Philippe , il n'est pas rare que la concurrence vienne rafler à force ouverte la production en cours.»
Ce durcissement des méthodes serait notamment venu du Royaume-Uni, où une mafia vietnamienne, justement, a su s'imposer pour contrôler la culture indoor. «Amsterdam a diffusé le process agricole, Londres fournit le management et le petit personnel», résume d'un trait un analyste de la PJ. La Belgique aussi subit de plein fouet ces évolutions.
Parallèlement à la résine marocaine, toujours prépondérante dans le trafic de cannabis, mais malgré tout en perte de vitesse depuis quelques années, «l'herbe des entrepôts cannabiques garantit de beaux profits aux voyous», assure un enquêteur. En la matière, c'est le rendement qui compte. Ainsi, à raison de quatre à cinq récoltes par an, 700 plans saisis, comme à La Courneuve, correspondent à plus d'une tonne d'herbe produite annuellement. Soit environ 1,5 million d'euros de revenus criminels par an. «Ces cannabis factories ne coûtent pas cher à monter, mais elles rapportent 40 fois la mise!», s'exclame un analyste de l'Office des stups. Il n'est pas rare que les gardiens de ces coffres-forts cannabiques piègent les récoltent pour feinter la police ou les éventuels gangs adverses. En Belgique, les «jardiniers» avaient creusé un trou profond planté de pieux en bambou et caché sous une paillasse, pour que l'«ennemi» vienne s'y empaler. Une vieille technique en vogue au temps du Vietcong.
LIRE AUSSI :
» Un vaste entrepôt de cannabis découvert à La Courneuve
Terre sainte.
L’ordre du Saint Sépulcre vient en aide aux chrétiens depuis cent soixante ans. Un soutien indispensable pour une Église vivante mais démunie.
Ils sont à peine 180 000 : moins de 2 % des habitants de Terre sainte. Ils maintiennent pourtant, dans ces territoires sans cesse déchirés par la guerre, l’espoir d’une paix durable. Que deviendrait en effet la Terre sainte si les chrétiens décidaient ou étaient un jour obligés de quitter le berceau de leur foi ? Ils sont les seuls à dire que la paix passe par le pardon des violences et des offenses. Ils sont « la première Église », rappelle aussi Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal. Une Église qui souffre et qui, comme celles d’Orient, mais pour des raisons différentes, a besoin d’être aidée.
Les chrétiens de Terre sainte ne sont pas persécutés : « En Israël et dans les territoires palestiniens, nous pouvons pratiquer librement notre foi, construire des églises, ouvrir des écoles, enseigner le catéchisme, utiliser les symboles chrétiens », dit Mgr Shomali. Mais les conflits incessants entre Israéliens et Palestiniens, dont l’un des plus meurtriers, la seconde Intifada, n’a pris fin qu’en 2005, ont précipité le départ de nombreux chrétiens. Ceux qui sont restés circulent difficilement dans une région morcelée par la guerre et par le mur édifié par Israël pour se protéger des incursions armées. Ils souffrent de l’insécurité et, pour beaucoup, de la pauvreté. La destruction des infrastructures, la fermeture des entreprises, la diminution du nombre des pèlerins et des touristes liées à ces conflits ont engendré un chômage considérable.
« En Palestine, 25 à 30 % des gens n’ont pas d’emploi, précise l’évêque auxiliaire de Jérusalem. Et bien plus dans la bande de Gaza », où 3 000 chrétiens vivent presque coupés du monde dans un territoire surpeuplé (1,5 million d’habitants pour 360 kilomètres carrés), désormais administré par le Hamas. Dans l’incapacité de travailler, la jeunesse chrétienne émigre vers l’Europe, l’Amérique ou l’Australie. Un exode douloureux pour toute l’Église car « toutes les racines de notre foi sont entre Bethléem, Nazareth et Jérusalem », rappelle le général Bernard Fleuriot. « Qui pourrait imaginer que ces lieux soient un jour transformés en un musée de pierres ? »
Bernard Fleuriot est en France le lieutenant (c’est-à-dire le responsable) de l’ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, dont la mission spécifique est d’aider les chrétiens de Terre sainte. Les origines lointaines de cet ordre remontent aux croisades, quand les chevaliers se faisaient adouber sur le tombeau du Christ, et Chateaubriand a raconté comment il en devint chevalier en 1806, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem. Mais c’est à partir de 1847 – date de sa “restauration” par Pie IX – que l’ordre du Saint Sépulcre s’est développé dans le monde entier. Association de fidèles placée sous l’autorité du Saint-Siège, il compte aujourd’hui 27 000 membres dans trente-deux pays, dont 900 chevaliers et dames en France.
« Nous agissons bénévolement pour soutenir les œuvres et les institutions caritatives, culturelles et sociales de l’Église catholique en Terre sainte, surtout celles qui sont situées dans le patriarcat latin de Jérusalem », qui englobe Israël, les territoires palestiniens et, pour partie, la Jordanie, précise Bernard Fleuriot. Aide à la fois matérielle et spirituelle car l’ordre du Saint Sépulcre a aussi pour but « d’encourager la conservation et la propagation de la foi dans ces régions, en y intéressant les catholiques du monde entier ».
Les dons collectés par l’Ordre sont affectés à des projets concrets. L’œuvre est immense : le patriarcat latin de Jérusalem compte 64 paroisses, desservies par 85 prêtres. Il faut entretenir les églises, en édifier de nouvelles : à Akaba (Jordanie), l’Ordre soutient la construction de l’église Stella Maris, en remplacement de la chapelle actuelle. « Ce projet répond aux besoins spirituels de la communauté chrétienne, qui croît en raison du développement de cette localité », se réjouit Bernard Fleuriot. Il faut rénover des presbytères, bâtir des salles paroissiales, agrandir le séminaire de Beit Jala où sont formés plus de 70 étudiants (40 pour le grand séminaire) dont les études sont en partie payées par l’ordre du Saint Sépulcre. « Ils font leur théologie en français. C’est un clergé très bien formé », souligne le lieutenant.
Il faut s’occuper aussi des établissements de soins. Créé par sœur Katarina Fuchs, le centre pour enfants handicapés d’Ein Karem prend en charge une cinquantaine de petits pensionnaires palestiniens et israéliens. Les dons collectés par les dames et les chevaliers ont permis sa rénovation et sa mise aux normes. Fondée en 1884 par les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, la crèche de Bethléem héberge une trentaine d’enfants. Là, c’est la rénovation du chauffage que l’Ordre a financée. C’est encore grâce à l’Ordre que les sœurs qui l’animent ont pu restructurer la cour intérieure de la maison de retraite Notre-Dame-des-Douleurs, créée par une congrégation française.
Et puis il y a les écoles. Un chantier très important. Le patriarcat latin de Jérusalem dirige 40 établissements scolaires, qui emploient 2 000 personnes et accueillent plus de 18 000 enfants, chrétiens mais aussi musulmans (jusqu’à 40 % dans certaines écoles), « ce qui contribue à la coexistence pacifique des communautés », explique Bernard Fleuriot. « L’une de nos priorités est de rechercher de nouvelles ressources, notamment pour payer les professeurs. » Grâce à l’ordre du Saint Sépulcre, des écoles récemment construites s’élèvent partout en Terre sainte : à Bir Zeit près de Jérusalem, à Rameh en Galilée, à Madaba en Jordanie, où le patriarcat entreprend l’édification d’une université dont Benoît XVI a béni la première pierre en mai 2009.
« Nous avons aussi un grand projet de rénovation de logements à Jérusalem, pour les jeunes couples : beaucoup sont tentés par l’expatriation car ils ne trouvent pas à s’installer, explique Mgr Shomali. Les chrétiens de Terre sainte ont besoin de la solidarité que leur témoignent les fidèles du monde entier à travers l’ordre du Saint Sépulcre. Nous savons ainsi que nous ne sommes pas seuls, que nous ne sommes pas abandonnés. »
Un soutien nécessaire pour que la “première Église”, se maintenant sur la terre qui l’a vu naître, puisse accueillir les pèlerins de Terre sainte et leur rendre alors au centuple l’aide qu’elle a reçue d’eux. Fabrice Madouas
À noter
Valeurs actuelles est partenaire du colloque organisé le 26 mars, à Paris, par l’ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem : “Géopolitique et religions au Proche-Orient”. Sur Internet : http://ordredusaintsepulcre.org
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Photo © SIPA


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le 24.03.11 | 01h00 Réagissez
Au moment où les raïs et autres monarques effarouchés multiplient speechs et apparitions publiques, le président Bouteflika continue
de se confiner dans un silence mystérieux.
Soixante-dix-sept jours. C’est le temps écoulé depuis les émeutes du 5 janvier 2011. Et le président Bouteflika ne s’est toujours pas adressé à la nation. Pourtant, que de cataclysmes depuis.
Ni la rue qui gronde, ni le front social qui s’embrase, ni le tsunami arabe qui déferle en emportant dans sa furie Ben Ali et Moubarak, ni la guerre qui s’est installée à nos frontières avec cette campagne militaire contre El Gueddafi, rien de tout cela n’a réussi à sortir le président de la République de son mutisme.
Ainsi, au moment où, de Rabat à Sanaa, les raïs et autres monarques effarouchés multiplient speechs et apparitions publiques pour se «rabibocher» avec leurs peuples, le président Bouteflika continue de se confiner dans un silence mystérieux. Un silence qui trouverait probablement son explication dans l’une de ces trois hypothèses : le mépris, la maladie ou le désir de dédramatisation. Au plus fort déjà des émeutes de janvier, le pouvoir s’était évertué à placer ces soulèvements populaires dans un registre strictement social et «œsophagique». Et pour leur ôter toute connotation politique, un simple conseil interministériel fut chargé de suivre les événements et d’y apporter les réponses adéquates. Et quand, le 3 février, la levée de l’état d’urgence était annoncée, le chef de l’Etat n’avait pas jugé utile, là non plus, de s’embarrasser de questions de forme en dépit de l’importance d’une telle annonce.
Des plans furtifs de Bouteflika au JT de 20h, à l’ouverture du Conseil des ministres, avaient été jugés suffisants pour le rappeler au bon souvenir des Algériens avant que l’ENTV ne se charge de la communication gouvernementale proprement dite à coup de lectures fastidieuses des communiqués-fleuves du Conseil des ministres. Il n’aura pas échappé également aux observateurs l’épisode du 19 mars dernier, lorsqu’un conseiller du Président avait parlé de «réformes profondes» au détour d’une lettre lue dans une conférence à Mostaganem.
A une autre occasion, c’est El Hadi Khaldi, ministre de la Formation professionnelle, qui a pris le soin d’expliquer le sens de ces réformes. Et il ne se passe plus de jour sans que des mesures d’importance ne soient distillées par bribes homéopathiques dans la presse. Parmi les grands chantiers annoncés : l’amendement de la Constitution et l’organisation d’élections législatives anticipées.
Dans un contexte aussi explosif, les Algériens sont en droit d’attendre un geste fort de la part du premier magistrat du pays. Et surtout un minimum de communication directe. De chaleur.
Aussi, un discours à la nation n’aurait sans doute pas été de refus tant les mots, en la circonstance, valent au moins autant que les mesures décrétées. Il est des situations où c’est la parole même du président de la République qui est requise et les événements que nous vivons imposent au locataire d’El Mouradia de prendre ses responsabilités et de «daigner» enfin s’adresser à son peuple.
Malheureusement, ce lien semble cassé. A aucun moment, Abdelaziz Bouteflika ne s’est donné la peine d’expliquer son projet aux Algériens, se contentant de répéter, par la voix de ses émissaires, que ces (hypothétiques) réformes étaient déjà inscrites dans son programme dès son arrivée au pouvoir, en 1999, négligeant ainsi profondément la portée qu’une apparition solennelle pourrait avoir sur une opinion en proie au doute et en quête de réponses claires quant au destin national.
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